Conviction

Décision et enforcement doivent former un même chemin de contrôle

Déterminer qu’une action doit être refusée ne suffit pas à la bloquer.

Un composant situé sur le chemin réel de l’action doit appliquer le résultat avant l’accès à la ressource.

Quatre fonctions, un seul chemin

Policy
Définit la règle : qui peut faire quoi, sur quelle ressource, dans quel contexte.
Decision
Évalue une requête précise au regard de la politique et renvoie Permit ou Deny.
Enforcement
Applique Permit ou Deny sur le flux, avant la ressource.
Resource
Ne reçoit l’action que si le chemin l’a laissée passer.

Décision et enforcement sur le chemin de l’action

L’agent émet une action qui atteint un PEP. Le PEP interroge le PDP. Sur Deny, l’action est bloquée. Sur Permit, le PEP laisse l’action atteindre la ressource.

Le PDP décide. Le PEP, placé avant la ressource, applique.

L’architecture Zero Trust du NIST distingue les fonctions de décision (Policy Decision Point) et d’application (Policy Enforcement Point), ce dernier contrôlant la connexion à la ressource protégée.[1] Le guide ABAC du NIST décrit la même séparation entre PDP, qui rend la décision, et PEP, qui l’applique.[2]

Le problème du contournement

Chemin contrôlé et chemin de contournement

Chemin sécurisé : l’agent passe par un contrôle avant la ressource. Chemin de contournement : l’agent atteint directement la même ressource avec des privilèges suffisants, sans traverser le contrôle.

Si le second chemin existe, la politique du premier ne garantit plus le blocage.

Si l’agent dispose d’un second chemin vers la même ressource, par exemple un token direct sur l’API ou un outil générique capable d’exécuter une requête HTTP, et que ce chemin porte des privilèges suffisants, la politique du premier chemin ne garantit plus que l’action est bloquée. C’est une conclusion d’architecture : la politique est correcte, mais elle n’est pas obligatoire.

Médiation complète

OWASP recommande d’implémenter l’autorisation dans les systèmes en aval et d’appliquer une médiation complète, afin que chaque requête soit validée au regard des politiques de sécurité.[3]

Conséquences d’architecture

Placer l’enforcement avant la ressource
Sur le passage obligé : passerelle, serveur d’outils ou service cible, pas dans le raisonnement de l’agent.
Inventorier les chemins parallèles
Tokens directs, outils génériques, accès réseau sortant : chacun peut contourner le point de contrôle.
Conserver la preuve de la décision
Journaliser Permit ou Deny avec la requête évaluée et l’action effectivement exécutée.

Limite

Toutes les lectures à faible risque ne justifient pas un appel externe à un moteur de décision. L’architecture doit tenir compte de la latence, de la disponibilité et de la criticité de chaque action, et définir le comportement attendu si le point de décision ne répond pas.

Contenus associés

Sources

Sources vérifiées le

  1. [1]

    Framework

    NIST

    Zero Trust Architecture (NIST SP 800-207) (lien externe, nouvel onglet)

    Publication du NIST décrivant l'architecture Zero Trust, centrée sur les ressources, avec Policy Decision Point et Policy Enforcement Point.

    Publié en Vérifié le

  2. [2]

    Norme

    NIST

    Guide to Attribute Based Access Control (ABAC) Definition and Considerations (NIST SP 800-162) (lien externe, nouvel onglet)

    Guide du NIST définissant l'ABAC : évaluation d'attributs du sujet, de l'objet, de l'opération et de l'environnement au regard de politiques.

    Vérifié le

  3. [3]

    Framework

    OWASP GenAI Security Project

    LLM06:2025 Excessive Agency (lien externe, nouvel onglet)

    Fiche OWASP sur l'agentivité excessive : fonctionnalités, permissions et autonomie excessives, et mesures d'atténuation dont la médiation complète.

    Vérifié le

Appliquer ce principe à une architecture réelle

Nous pouvons partir d’un agent, d’un outil MCP ou d’une action sensible pour identifier la frontière de contrôle et vérifier comment elle est réellement appliquée.

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